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COUSTEAU, L'IMMORTEL AU BONNET ROUGE
52 min


Réalisateur : Vincent Puybarret.
Idée originale et conception : Christine Oberdorff.
Production : Ushuaïa TV / Adamis Production.

Année : 2010

 

A l'occasion du centenaire de la naissance de Jacques-Yves Cousteau, ce film veut rappeler l’importance du rôle joué par le célèbre Commandant au XXème siècle, ainsi que son legs aux générations qui lui ont succédé. 

Plus de 13 ans après sa mort, force est de constater que le souvenir de Jacques-Yves Cousteau s’est émoussé, au point d’être aujourd’hui peu partagé par les jeunes générations. Reste bien sûr le célèbre bonnet rouge de la personnalité longtemps préférée des Français. Mais c’est une image d’Epinal.

Le Commandant Cousteau était bien plus que cela. Son héritage, immense, mérite d’être redécouvert.

Pour cela, le film se lance sur les traces du « Pacha », à la rencontre des endroits emblématiques de sa vie et des personnes qui l’ont bien connu. Aventurier, cinéaste, océanographe, inventeur, écologiste avant l’heure… « JYC », comme l’appellent affectueusement ses proches, était tout cela à la fois. Le documentaire, dans sa volonté de dénouer les fils d’une vie riche et complexe, revient sur les multiples facettes de celui qui fut, jusqu’à l’âge de 47 ans, officier de la marine nationale. 

Ce film n’est pas un banal portrait brossé de manière chronologique. Il interroge les thématiques chères au Commandant, en balayant le passé, le présent et l’avenir. 

Cousteau a d’abord été un formidable explorateur, peut-être le dernier d’une longue lignée qui a commencé avec les Vikings, en passant par Christophe Colomb ou Magellan. A bord de la légendaire Calypso, il a parcouru tous les océans du globe. 

C’est cette passion de la mer, et surtout la volonté de la partager avec tous, qui en a fait un pionnier du cinéma. Qui se souvient qu’avant Cousteau, personne n’avait jamais vu la moindre image sous-marine ? C’est tout « le monde de silence » - du nom du film qui lui valut la palme d’or à Cannes avec Louis Malle en 1955 - qu’il a offert aux spectateurs du monde entier. 

Pour rendre compte de cette beauté, Cousteau a toujours dû faire face à des défis techniques majeurs. Là encore, l’Histoire n’a pas retenu qu’il fut un inventeur de génie. Avec le détendeur et le scaphandre autonome, développés conjointement avec l’ingénieur Emile Gagnan, il a tout simplement inventé la plongée moderne. 

Caméras sous-marines, soucoupes plongeantes, maisons sous l’eau… Tout au long de sa vie, les inventions se sont succédé à un rythme soutenu. Celles-ci ont toujours eu des conséquences importantes sur nos vies. Ainsi en va-t-il des projets Précontinent, premières expériences de vie humaine sous la mer, dont les données ont été utilisées par la NASA pour la conquête spatiale. 

"Cousteau, l'immortel au bonnet rouge" évoque aussi l’amour du Commandant pour les bateaux… Calypso, Alcyone…Des bateaux mythiques aux technologies révolutionnaires. Les turbo-voiles de l’Alcyone sont encore considérées aujourd’hui comme tout à fait avant-gardistes. Deux bateaux qui ont fait du Commandant un océanographe de réputation mondiale et qui lui ont valu pendant près de 30 ans la direction du prestigieux musée océanographique de Monaco. 

Mais le plus bel héritage de Jacques-Yves Cousteau prend certainement « racine » dans la dernière partie de sa vie. Un legs plus politique avec la naissance d’une conscience environnementale contemporaine. En cela, il avait peut-être raison avant tout le monde. 

A une époque où les mots écologie, développement durable n’étaient guère prononcés, Cousteau a œuvré pour la protection de la biodiversité et de la planète. Au début des années 1990, n’a-t-il pas ardemment milité contre l’exploitation des ressources du Continent Antarctique, avant que le gouvernement de Michel Rocard ne lui emboite le pas ? Par ce type de combats, il fut un véritable visionnaire, en théorisant notamment le « droit des générations futures » à « vivre dignement dans la symphonie du monde ». 

D'une durée de 52 minutes, le documentaire est réalisé à la manière d’un road-movie, cherchant sans cesse à dévoiler un Jacques-Yves Cousteau intime, différent. Des séquences d’images d’archives - pour certaines inédites - viennent ponctuer le film pour mettre en perspective le propos. Les proches du Commandant -famille, amis, anciens collègues-, et ceux qui ont mis leurs pas dans les siens – l’académicien Erik Orsenna par exemple - reviennent sur une vie et un héritage aujourd’hui trop méconnus. 

Pour rendre à Jacques-Yves Cousteau la place qui lui revient dans notre Histoire collective.

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